La gendarmerie réserviste offre une rémunération attractive basée sur un système de solde journalière plutôt que sur un salaire mensuel fixe. En 2025, cette rémunération débute à partir de 60 € par jour selon le grade et peut atteindre des montants significativement plus élevés pour les officiers expérimentés.
Le système de paie des réservistes de la gendarmerie repose sur une solde journalière qui varie selon plusieurs critères. Contrairement aux gendarmes d’active qui perçoivent un salaire mensuel, les réservistes sont rémunérés uniquement pour leurs jours d’engagement effectif.
Cette solde constitue la base de la rémunération, à laquelle s’ajoutent diverses indemnités et primes selon les missions accomplies. Le montant journalier évolue principalement en fonction du grade obtenu et de l’ancienneté acquise au sein de la réserve.
Les facteurs déterminants du montant
Plusieurs éléments influencent directement la rémunération journalière d’un réserviste :
- Le grade hiérarchique (de gendarme adjoint à colonel)
- L’ancienneté dans la fonction
- Le type de mission effectuée
- La zone géographique d’intervention
- Les responsabilités particulières confiées
Grille des soldes journalières par grade en 2025
La Gendarmerie nationale fixe le montant de base à 60 € par jour minimum, mais les montants réels varient considérablement selon le niveau hiérarchique. Cette grille présente les fourchettes observées sur le terrain.
Réservistes du rang
Les gendarmes adjoints et gendarmes réservistes perçoivent une solde comprise entre 45 € et 70 € par jour. En région parisienne, cette fourchette peut atteindre 110 € quotidiens en raison des majorations locales.
Cette catégorie représente la majorité des effectifs de la réserve et constitue le point d’entrée habituel pour les nouveaux engagés.
Sous-officiers réservistes
Les maréchaux des logis, adjudants et autres grades de sous-officiers bénéficient d’une rémunération journalière située entre 55 € et 90 €. Leur expérience et leurs responsabilités d’encadrement justifient cette revalorisation.
Ces réservistes participent souvent à des missions spécialisées qui peuvent générer des primes supplémentaires.
Officiers réservistes
Les lieutenants, capitaines et grades supérieurs touchent entre 90 € et 200 € par jour selon leur niveau et leur ancienneté. Certains officiers expérimentés peuvent dépasser ce plafond lors de missions particulièrement importantes.
Leur expertise et leur capacité de commandement leur ouvrent l’accès aux missions les mieux rémunérées de la réserve.
Quels sont les avantages complémentaires à la solde ?
Au-delà de la solde journalière de base, les réservistes bénéficient de nombreux avantages qui augmentent substantiellement leur rémunération globale.
Indemnités et remboursements
Les frais professionnels sont intégralement pris en charge : déplacements, repas lors des missions longues, hébergement si nécessaire. Ces remboursements représentent un avantage non négligeable, particulièrement pour les missions éloignées du domicile.
L’indemnité de résidence s’applique selon la zone d’affectation, majorant la rémunération de base. Les charges familiales donnent également droit à des compléments spécifiques.
Primes de sujétion
Les missions sensibles, les interventions en zone difficile ou les responsabilités particulières génèrent des primes additionnelles. Ces majorations peuvent doubler la rémunération journalière lors d’événements exceptionnels.
La participation à la sécurisation de grands événements sportifs ou culturels ouvre droit à des primes de disponibilité substantielles.
Avantage fiscal majeur
Point crucial : la solde de réserve n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu. Cette exonération fiscale constitue un avantage financier considérable qui augmente le pouvoir d’achat réel des réservistes.
Quelle rémunération selon l’ancienneté et la zone d’affectation ?
L’expérience acquise se traduit par une progression régulière de la rémunération, même au sein d’un grade identique. Chaque année supplémentaire apporte une revalorisation, certes modeste mais cumulative sur la durée.
Impact de l’ancienneté
Les réservistes fidèles accèdent progressivement aux missions les plus intéressantes et les mieux rémunérées. Leur connaissance du terrain et leur fiabilité leur valent une priorité pour les engagements spécialisés.
Cette progressivité encourage l’engagement à long terme et récompense l’investissement personnel dans la fonction.
Variations géographiques
Les affectations en région parisienne, en zone frontalière ou en outre-mer bénéficient de majorations spécifiques. Ces compléments compensent les contraintes particulières de ces territoires.
Un réserviste intervenant régulièrement en banlieue sensible percevra des primes de pénibilité qui n’existent pas pour les missions en zone rurale tranquile.
Comment devenir gendarme réserviste ?
L’accès à la réserve opérationnelle de la gendarmerie ne nécessite aucun diplôme particulier, rendant cette opportunité accessible à tous les citoyens motivés.
Conditions d’engagement
Les candidats doivent remplir plusieurs critères : nationalité française, âge compris entre 17 et 45 ans, casier judiciaire vierge, aptitude médicale confirmée. L’accomplissement de la JAPD ou du service national constitue également un prérequis.
Le recrutement s’effectue en continu tout au long de l’année, permettant aux candidats de postuler selon leurs disponibilités.
Formation obligatoire
Deux parcours de formation existent : la Préparation Militaire Gendarmerie (PMG) de 15 jours ou la Formation Opérationnelle du Réserviste Territorial (FORT) de 24 jours. Ces stages incluent la formation aux prérogatives d’agent de police judiciaire adjoint.
Ces formations se déroulent près du domicile pendant les vacances scolaires pour faciliter la participation.
Quelles perspectives d’évolution pour les réservistes ?
L’engagement dans la réserve ouvre diverses opportunités de progression, tant au sein de la réserve que vers la gendarmerie d’active.
Évolution des grades
La hiérarchie de la réserve permet une progression de gendarme adjoint jusqu’au grade de colonel. Cette montée en grade s’accompagne d’une augmentation significative de la rémunération journalière.
Les responsabilités d’encadrement et la formation des nouveaux réservistes constituent des étapes valorisantes de cette progression.
Passerelle vers l’active
L’expérience acquise en réserve facilite grandement l’accès aux concours internes de sous-officier ou d’officier de gendarmerie. Cette voie représente un tremplin efficace vers une carrière dans la gendarmerie d’active.
De nombreux gendarmes actuels ont débuté leur parcours par un engagement en réserve, valorisant cette expérience lors de leur recrutement définitif.
Optimiser sa rémunération de réserviste
Plusieurs stratégies permettent de maximiser les revenus tirés de l’engagement en réserve, en exploitant judicieusement les opportunités offertes.
Saisir les missions exceptionnelles
Les événements spéciaux (festivals, manifestations, renforcements estivaux) génèrent des rémunérations forfaitaires attractives. Une mission de 15 jours sur la Côte d’Azur peut rapporter plus de 1000 € toutes primes comprises.
La mobilité géographique et la disponibilité constituent des atouts majeurs pour accéder à ces opportunités lucratives.
Développer ses compétences
La spécialisation dans certains domaines (cynophilie, motocyclisme, intervention) ouvre l’accès à des missions spécifiques mieux rémunérées. Ces formations complémentaires, prises en charge par la gendarmerie, constituent un investissement rentable.
En conclusion, la rémunération des gendarmes réservistes en 2025 offre une flexibilité attractive avec des montants évolutifs selon l’engagement personnel. Cette activité représente un complément de revenus intéressant tout en participant à la sécurité nationale.



